Nuits trop courtes = danger pour le tour de taille !

Aug 19, 2017 par

C’est bien connu, un tour de taille élevé fait partie des signes physiologiques qui accroissent le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire cérébral. Et si l’alimentation, le manque d’exercice physique et les antécédents familiaux habituellement mis en cause n’étaient pas les seuls responsables ? Une étude britannique a mis à jour un lien étonnant entre silhouette et temps de sommeil.

Effet des nuits courtes sur la prise de poids

Nuits courtes et tour de taille élevé

Des nuits trop courtes n’affecteraient pas seulement notre humeur (irritabilité) et notre visage (teint terne, cernes, poches) mais également notre silhouette, et plus particulièrement notre tour de taille.

A savoir !  Il est important de surveiller régulièrement le périmètre de son tour de taille car un tour de taille élevé (> 80 cm pour les femmes et > 94 cm pour les hommes) est un signe annonciateur de syndrome métabolique ou syndrome X. Bien qu’il ne soit pas une maladie à proprement parler, le syndrome X désigne la présence d’un ensemble de signes physiologiques qui augmentent le risque de survenue de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Une équipe de chercheurs en épidémiologie de l’université de Leeds au Royaume-Uni donne aujourd’hui une raison supplémentaire de dormir suffisamment à travers une nouvelle étude parue dans la célèbre revue Plos One. Selon elle, les petits dormeurs seraient exposés à un risque accru d’être atteints de surpoids, d’obésité et de maladies métaboliques.

Afin de mener à bien leurs recherches, les auteurs de cette étude ont impliqué une cohorte de 1 615 adultes britanniques et enregistré différents paramètres pour étudier le lien entre : le nombre d’heures de sommeil, les habitudes alimentaires, le poids, le tour de taille ainsi que les autres indicateurs métaboliques (pression sanguine, cholestérol sanguin, glycémie et fonction thyroïdienne) à travers des analyses de sang régulières.

« L’obésité contribue au développement de nombreuses maladies dont le diabète de type 2. Comprendre quels sont les facteurs de prise de poids des individus a des implications cruciales pour la santé publique » affirme Greg Potter, l’un des chercheurs de l’équipe.

La bonne attitude : dormir de sept à neuf heures par nuit

Il ressort de cette étude que les personnes dormant moins de six heures par nuit présentent un tour de taille supérieur en moyenne de trois centimètres par rapport aux personnes dormant neuf heures par nuit. Et plus les nuits sont courtes, plus le tour de taille est élevé !

De la même manière, les personnes dormant moins de six heures par nuit présentent un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à celui des personnes dormant neuf heures par nuit. Et plus les nuits sont courtes, plus l’IMC est élevé !

A savoir ! On désigne par IMC l’indicateur permettant d’estimer la corpulence d’une personne. Il correspond au rapport du poids (kg) sur la taille (en m) au carré. Calculez votre IMC.

Autre résultat à souligner : les petits dormeurs présentent des niveaux plus faibles de cholestérol HDL, qu’on appelle également le “bon” cholestérol.

A savoir ! On désigne par « bon cholestérol » les lipoprotéines de haute densité (HDL) qui permettent de diminuer le taux de cholestérol dans le sang. Ces lipoprotéines ont en effet pour rôle de capter les molécules de cholestérol qui se déposent dans les artères et de les transporter vers le foie qui se chargera ensuite de les éliminer par le tube digestif grâce à la bile. On considère que le taux de cholestérol HDL doit être supérieur à 0,45 g/L pour une protection cardio-vasculaire optimale.

Ces résultats confortent l’idée selon laquelle un manque de sommeil pourrait être associé au développement de maladies métaboliques telles que le diabète. Néanmoins, cette étude reste un aperçu instantané qui n’a pas mesuré l’impact d’un manque de sommeil à long terme ni son rôle dans la survenue de maladies chroniques.

L’équipe de scientifiques souhaite que ses résultats se révèlent utiles dans la lutte contre le surpoids et l’obésité. Le médecin Laura Hardie, principale auteur de l’étude, en profite pour rappeler les bonnes pratiques à adopter en matière de sommeil :

« Puisque nous avons constaté que les adultes qui dormaient moins que les autres étaient plus susceptibles de souffrir de surpoids ou d’obésité, nos résultats soulignent l’importance de dormir suffisamment. La quantité de sommeil dont nous avons besoin diffère d’un individu à l’autre, mais le consensus actuel repose sur l’idée selon laquelle une durée de sept à neuf heures de sommeil constitue la meilleure option pour la plupart des individus. »

Déborah L., Docteur en pharmacie

– Insufficient sleep may be adding to your waistline. ScienceDaily. Le 31 juillet 2017.
– Longer sleep is associated with lower BMI and favorable metabolic profiles in UK adults: Findings from the National Diet and Nutrition Survey. Plos One. Gregory D. M. Potter, Janet E. Cade, Laura J. Hardie. – Consulté le 16 août 2017.
– Le cholestérol. Fedecardio. Gregory D. M. Potter, Janet E. Cade, Laura J. Hardie. – Consulté le 16 août 2017.
Deborah L.

Pharmacienne.

Spécialisée dans les domaines de la santé, de la nutrition et de la cosmétologie.

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